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top news photography Saint-Marin, une terre de liberté

Perchée sur le mont Titan, la vieille ville fortifiée de Saint-Marin est l’une des plus anciennes républiques du monde, enclavée à l’intérieur de l’Italie. Déambulation dans ses rues médiévales et ascension de ses trois tours. «Mon passeport intrigue souvent les douaniers. Ils se demandent si la République de Saint-Marin existe bel et bien. Sur certains continents, la situation est parfois cocasse, voire stressante, lorsque Saint-Marin ne figure pas sur la liste d’entrée, que ce soit avec ou sans visa», explique Maria Rosa, originaire de San Marino, le nom italien de Saint-Marin. Pour en savoir plus...
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Articles 2018 - Edito
Mercredi, 25 Avril 2018 00:00
 

Edito: Il faut dire stop

patrice5

D’abord, j’ai cru à un gag. Au point que je suis allé lire l’interview donnée au Blick par Philomena Colatrella, directrice générale de la plus grande caisse maladie de Suisse, la CSS (la Chrétienne sociale, disait-on autrefois): elle a bel et bien proposé une franchise minimale de cinq à dix mille francs par an au lieu des 300 francs actuels. Dix mille!
L’idée a fait hurler, à juste titre. Certes, les primes seront moins élevées, mais qui peut sortir des montants pareils? Qui peut, dans le cas d’un couple, bloquer vingt mille francs sur un compte santé? Le seul mérite de cette proposition est de faire comprendre que le système est à bout de souffle.
Car Mme Colatrella n’est pas une idiote. Cette femme de 50 ans, qui a étudié à l’Université de Fribourg et qui a fait toute sa carrière dans l’assurance maladie, sait qu’il y a urgence: en matière de primes, dit-elle, la Schmerzgrenze, le seuil de la douleur, est atteint. En 1997, une famille romande avec deux enfants, dont un étudiant, payait entre 500 et 800 francs par mois. Pour toute la famille. Vingt ans plus tard, elle débourse 1500 francs (plus de 1800 à Genève) chaque mois. Insupportable.
Et cela à cause d’une guerre, d’une épidémie? Pas du tout! La machine est devenue folle parce que personne n’a les outils pour la maîtriser. Ni la Confédération ni les cantons ni les caisses maladie. Surtout pas les payeurs que nous sommes, livrés aux appétits de ceux qui broutent sur notre dos.


Notre système est un monstre qu’il faut mettre au régime.


Pour dire les choses simplement: il y a trop d’hôpitaux, trop de spécialistes qui pratiquent trop d’interventions, trop de médicaments trop chers (en moyenne, les génériques sont 50% plus chers que dans les pays qui nous entourent!), etc. Le problème est connu, mais les actes ne suivent pas.
Il faut dire stop. C’est pourquoi je salue l’initiative lancée par le PDC samedi pour introduire dans la Constitution un frein à la hausse des coûts de la santé, à l’image du frein à l’endettement. Si les coûts de la santé augmentent plus vite que les salaires, dit ce texte, et si les responsables n’arrivent pas à s’entendre, la Confédération et les cantons pourront couper dans le lard. Inscrire ce principe dans la Constitution est urgent.
Les autres partis se sont hâtés de critiquer une proposition jugée inefficace, imprécise, voire dangereuse, car menaçant la qualité des soins. Ces critiques viennent trop tôt ou trop tard. Le PDC, pour une fois, a compris qu’il n’était plus possible d’attendre.
Notre système de santé est un monstre qu’il faut mettre au régime. Et les politiciens n’agiront que forcés.

Mise à jour le Mercredi, 25 Avril 2018 14:00
 

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