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top news photography France: «Je me suis trompé de Coran, d’islam et de Dieu»

Farid Abdelkrim était un jeune de banlieue fasciné par les Frères musulmans. Il est aujourd’hui un humoriste reconnu qui s’engage pour un autre islam, un autre rapport à la religion. Né en 1967 à Nantes, dernier d’une famille de cinq garçons, Farid Abdelkrim a été pendant quinze ans membre des Frères musulmans. Il aurait pu basculer dans la violence. Il admet aujourd’hui qu’il «s’est planté». En 2015, il a publié Pourquoi j’ai cessé d’être islamiste. Farid est toujours croyant, mais il a retrouvé sa liberté. Pour en savoir plus...
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Articles 2018 - Edito
Mercredi, 21 Mars 2018 00:00
 

Edito: la joie de Pierre

patrice8

Cinq ans déjà que François est pape. Que le temps passe vite! Il est vrai qu’il s’est bien démené, accumulant 22 voyages hors d’Italie, deux encycliques, une Année sainte et quantité de gestes et de «petites phrases» qui ont dépoussiéré la fonction pontificale: moins sacralisée qu’autrefois, plus proche des gens.
Occupé à ce point, il est peu probable que le successeur de Pierre ait le temps de s’intéresser au livre d’un prêtre de chez nous qui veut «revisiter l’enfer»: pour Yvon Kull, chanoine du Grand-Saint-Bernard, il faut chasser l’idée encore trop répandue d’un Dieu qui punirait éternellement ceux qui osent le contester. Plus de flammes, plus de démons torturant les âmes damnées: l’enfer serait un retour au néant, une mort définitive.
Le pape François, en bon Argentin, parle volontiers du diable et de ses œuvres, et on devine qu’il a une conscience forte de ce qui nous attend après la mort. La question n’est pas secondaire. Aujourd’hui encore, de jeunes islamistes tuent et se tuent parce qu’ils ont une idée folle du paradis et de l’enfer. Le Dieu de François n’a rien à voir avec cet Allah-là: il est amour, il est miséricorde, il est attente patiente de notre oui. Qui sait, peut-être le pape sera-t-il d’accord avec notre chanoine?


Il ne cesse de s’engager contre les enfers d’ici-bas.


Mais c’est un homme de terrain avant d’être un théologien, et il ne cesse de s’engager contre les enfers d’ici-bas : la Syrie et le Moyen-Orient, où se joue «une guerre mondiale par morceaux». Les périphéries qu’il visite à chaque occasion, les prisons, les hôpitaux, les banlieues. Il reçoit les pauvres au Vatican, il prend la défense des immigrés et de toutes les victimes de la «mondialisation de l’indifférence» qui ferme les frontières et les cœurs.
Cinq ans après l’élection du pape argentin, on pourrait insister – certains l’ont fait – sur le manque de résultats et rappeler tout ce qui va mal dans l’Eglise. Même au Vatican, les progrès sont lents. C’est en partie vrai: une hirondelle ne fait pas le printemps. Mais François donne le ton, il montre l’exemple avec une particularité qui mérite d’être relevée: il a l’air content d’être pape. Cette joie est d’autant plus visible que tout le monde passe son temps à se lamenter: au travail, en famille, en paroisse, avec les enfants ou les parents, rien ne va. Même des curés sont en burn-out.
François, lui, garde le sourire. Il doit avoir un secret... qui n’en est pas un puisqu’il ne cache pas ce qui le fait vivre. Mais il fait envie. Et c’est une joie bienvenue quand les nuages s’amoncellent sur nos têtes.

Mise à jour le Mercredi, 21 Mars 2018 15:49
 

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