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top news photography Saint-Marin, une terre de liberté

Perchée sur le mont Titan, la vieille ville fortifiée de Saint-Marin est l’une des plus anciennes républiques du monde, enclavée à l’intérieur de l’Italie. Déambulation dans ses rues médiévales et ascension de ses trois tours. «Mon passeport intrigue souvent les douaniers. Ils se demandent si la République de Saint-Marin existe bel et bien. Sur certains continents, la situation est parfois cocasse, voire stressante, lorsque Saint-Marin ne figure pas sur la liste d’entrée, que ce soit avec ou sans visa», explique Maria Rosa, originaire de San Marino, le nom italien de Saint-Marin. Pour en savoir plus...
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Articles 2018 - Edito
Mercredi, 07 Mars 2018 00:00
 

Edito: il n'y a pas que les gros sous

patrice8

Facile à dire après, mais je n’ai jamais cru à la menace No Billag, trop grossière et trop extrême. Reste que le débat n’aura pas été inutile. Et le résultat prouve l’attachement des Suisses à une certaine idée de l’information.

Mais la bataille est loin d’être gagnée. Pendant que les urnes sauvaient Passe-moi les jumelles, Temps présent et les cravates de Darius Rochebin, l’Agence télégraphique suisse licenciait ses collaborateurs âgés de plus de 60 ans et réduisait le temps de travail des autres à 80%. La sauvagerie du procédé reflète de la logique fi­nan­cière qui a pris le dessus dans le monde des médias, où rares sont les titres qui font entendre une voix originale.
«La presse n’est qu’une victime parmi d’autres de cette économie du profit immédiat et à n’importe quel prix rédactionnel… En réalité, les patrons de presse n’existent plus», écrivait Alain Maillard en début d’année dans Edito, le magazine suisse des médias. Jeune journaliste, j’ai connu des patrons de presse qui étaient de sacrées tronches. Certains m’horripilaient, comme André Luisier, réd en chef et propriétaire du Nouvelliste en Valais. Un homme au conservatisme doctrinaire, mais qui avait le courage de ses idées: on savait contre qui on se battait. François Gross, mon premier rédacteur en chef, n’était pas toujours aimable, mais c’était un admirateur des pères fondateurs de l’Europe et un lecteur assidu de la doctrine sociale de l’Eglise. Je pourrais citer aussi le Journal de Genève avant sa fin pitoyable, et d’autres titres. Un journal, c’était un nom, une plume qui osait des jugements, qui se battait et était combattu.


Le citoyen n'est pas qu'un consommateur gavé d'info popcorn.


 Et aujourd’hui? Qui peut citer le nom du réd en chef du Temps, journal de référence en Suisse romande? Disant cela, je ne critique pas les personnes: il se trouve que le courage éditorial n’est plus demandé par les calculettes des étages supérieurs.
A l’origine, les gazettes sont nées pour faire circuler des idées dérangeantes. Les pouvoirs en place les ont souvent censurées. Ensuite les journaux sont devenus des porteurs de pub, une publicité qui, aujourd’hui, n’a plus besoin d’eux. Donc les journaux vont mourir sauf s’ils sont financés par le pouvoir politique, ce qui serait paradoxal.
Le vote de dimanche dit pourtant que le citoyen n’est pas qu’un consommateur gavé de faits divers et d’info popcorn*. Que le combat d’idées et le partage d’un idéal peut avoir de l’avenir sur papier ou sur internet. Avant d’être une affaire de gros sous, cela passe par des hommes et des femmes qui ont une vision et qui osent la défendre.

Mise à jour le Mercredi, 07 Mars 2018 15:07
 

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