banner voxinox

news menu left
top news photography Difficile pour un homme de trouver sa place face au harcèlement

Affaires Weinstein, Ramadan, Buttet: l’automne a malmené la gent masculine. Certains veulent interdire au prince charmant d’embrasser sa belle. Peut-on être un homme, un vrai, sans être un salaud? Le point avec des psys romands.En première page, les yeux de cocker de Yannick Buttet demandaient «pardon à toutes les femmes» pour les frasques honteuses du politicien valaisan; trois centimètres plus loin, la crinière blonde de Brigitte Bardot (jeune) recouvrait d’un voile de fausse pudeur les épaules et la poitrine nues du sex-symbol au regard aguicheur. La couverture de L’illustré du 6 décembre résume à elle seule les ambiguïtés de notre époque. Pour en savoir plus...
PDF Imprimer Envoyer
Articles 2018 - Edito
Mercredi, 03 Janvier 2018 00:00
 

Edito: Une voix à Jérusalem

patrice7Mission impossible, je sais: parler de Jérusalem, c’est fâcher la moitié de ses lecteurs et perdre l’autre moitié en route.

Je le fais quand même pour deux raisons. La première, c’est que l’Echo raconte l’histoire d’un photographe de chez nous, un Vaudois parti en Israël avec son appareil photo et ses stylos-feutres. Il écrit des mots qui parlent d’espoir, de paix, de liberté, et il les écrit sur le visage des gens. Cela pourrait être cucul, mais non: il y a des personnes prêtes à risquer leur peau, disons quelques centimètres de leur peau, pour donner un signal positif malgré la peur des représailles.
L’autre raison est la pagaille suscitée par le tweet de Donald Trump. La décision de déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem a provoqué de bruyantes protestations. Dans la masse des réactions, je suis tombé sur l’intervention de Pierbattista Pizzaballa, administrateur apostolique du patriarcat latin de Jérusalem. L’équivalent d’un évêque catholique local. J’ai fait sa connaissance il y a quelques années, quand il était «custode de Terre sainte», autrement dit un franciscain chargé d’aider les pèlerins et les chrétiens sur place. J’avais été frappé par sa capacité à casser la logique des fronts irréductibles, à voir plus loin que les schémas.
Dans un message publié le 8 décembre*, puis lors d’une conférence de presse le 20 décembre, il n’a pas seulement demandé le retour au statu quo. Il a répété qu’il y a une solution possible pour que Jérusalem soit «un trésor pour toute l’humanité», pour que juifs, chrétiens et musulmans «continuent de se rencontrer dans les rues de la vieille ville, chacun avec sa mentalité et ses traditions liées d’une manière si unique les unes aux autres».


Il y a des personnes prêtes à risquer quelques centimètres de leur peau.


 Tous nous avons intégré l’idée que la situation est sans espoir et la violence inéluctable. Pizzaballa non. Mais pour cela, disait-il aux journalistes, «vous avez besoin de politiciens. Ici la politique, celle qui indique les perspectives et esquisse l’avenir, est absente. C’est une source de frustration et de désorientation».
J’ai aimé cette phrase, car elle vaut pour chaque pays, le nôtre aussi. La Suisse a besoin de politiciens, de ces hommes et de ces femmes qu’il faut former, élire et soutenir. Pizzaballa – c’est sa mission – n’a pas oublié de rappeler la joie de Noël, cette fête qui dit «la possibilité que tout se transforme: l’obscurité en lumière, la douleur en joie, l’égoïsme en amour, la mort en vie».
La politique et la foi sont deux réalités distinctes, mais reliées et nécessaires. On verra tout cela en 2018.

Mise à jour le Mercredi, 03 Janvier 2018 15:34
 

Patrice Favre au Forum de la RTS à propos de la crèche à l'école

crèche

 

 


Cette semaine

2018-02-sommaire 

 

archives

 

Tablette Amigo




Echo Magazine © Tous droits réservés. Route de Meyrin 12. Boîte Postale 80. CH-1211 Genève 7. Tél +41 22 593 03 03. Fax +41 22 593 03 19 redaction@echomagazine.ch