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top news photography France: «Je me suis trompé de Coran, d’islam et de Dieu»

Farid Abdelkrim était un jeune de banlieue fasciné par les Frères musulmans. Il est aujourd’hui un humoriste reconnu qui s’engage pour un autre islam, un autre rapport à la religion. Né en 1967 à Nantes, dernier d’une famille de cinq garçons, Farid Abdelkrim a été pendant quinze ans membre des Frères musulmans. Il aurait pu basculer dans la violence. Il admet aujourd’hui qu’il «s’est planté». En 2015, il a publié Pourquoi j’ai cessé d’être islamiste. Farid est toujours croyant, mais il a retrouvé sa liberté. Pour en savoir plus...
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Articles 2018 - Edito
Mercredi, 03 Janvier 2018 00:00
 

Edito: Une voix à Jérusalem

patrice7Mission impossible, je sais: parler de Jérusalem, c’est fâcher la moitié de ses lecteurs et perdre l’autre moitié en route.

Je le fais quand même pour deux raisons. La première, c’est que l’Echo raconte l’histoire d’un photographe de chez nous, un Vaudois parti en Israël avec son appareil photo et ses stylos-feutres. Il écrit des mots qui parlent d’espoir, de paix, de liberté, et il les écrit sur le visage des gens. Cela pourrait être cucul, mais non: il y a des personnes prêtes à risquer leur peau, disons quelques centimètres de leur peau, pour donner un signal positif malgré la peur des représailles.
L’autre raison est la pagaille suscitée par le tweet de Donald Trump. La décision de déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem a provoqué de bruyantes protestations. Dans la masse des réactions, je suis tombé sur l’intervention de Pierbattista Pizzaballa, administrateur apostolique du patriarcat latin de Jérusalem. L’équivalent d’un évêque catholique local. J’ai fait sa connaissance il y a quelques années, quand il était «custode de Terre sainte», autrement dit un franciscain chargé d’aider les pèlerins et les chrétiens sur place. J’avais été frappé par sa capacité à casser la logique des fronts irréductibles, à voir plus loin que les schémas.
Dans un message publié le 8 décembre*, puis lors d’une conférence de presse le 20 décembre, il n’a pas seulement demandé le retour au statu quo. Il a répété qu’il y a une solution possible pour que Jérusalem soit «un trésor pour toute l’humanité», pour que juifs, chrétiens et musulmans «continuent de se rencontrer dans les rues de la vieille ville, chacun avec sa mentalité et ses traditions liées d’une manière si unique les unes aux autres».


Il y a des personnes prêtes à risquer quelques centimètres de leur peau.


 Tous nous avons intégré l’idée que la situation est sans espoir et la violence inéluctable. Pizzaballa non. Mais pour cela, disait-il aux journalistes, «vous avez besoin de politiciens. Ici la politique, celle qui indique les perspectives et esquisse l’avenir, est absente. C’est une source de frustration et de désorientation».
J’ai aimé cette phrase, car elle vaut pour chaque pays, le nôtre aussi. La Suisse a besoin de politiciens, de ces hommes et de ces femmes qu’il faut former, élire et soutenir. Pizzaballa – c’est sa mission – n’a pas oublié de rappeler la joie de Noël, cette fête qui dit «la possibilité que tout se transforme: l’obscurité en lumière, la douleur en joie, l’égoïsme en amour, la mort en vie».
La politique et la foi sont deux réalités distinctes, mais reliées et nécessaires. On verra tout cela en 2018.

Mise à jour le Mercredi, 03 Janvier 2018 15:34
 

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