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Homo Helveticus. L’homme helvétique. Un titre qui sonne comme le nom d’une espèce disparue au paléolithique. Ou qui évoque la quête d’un individu plus complexe qu’il n’y paraît derrière son air statufié. C’est cette piste qu’a suivie Didier Ruef sans trop savoir où elle le mènerait. Elle ressemble à un labyrinthe identitaire entre Alpes, Plateau et Jura, de Chiasso à Bâle en passant par Euseigne, Engelberg et l’inévitable prairie du Grütli. Un parcours de trente ans, de 1987 à 2017, pas si fléché que cela. Pour en savoir plus...
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Articles 2018 - A la Une
Écrit par Administrator   
Mercredi, 25 Juillet 2018 00:00

 

Sexualité

Les courageux héritiers d'Humanae vitae

 

 

 

 

Il y a cinquante ans, Paul VI ébouriffait l’Eglise et le monde avec un texte contre la contraception jugé très dur. A l’heure de la liberté sexuelle sans limites, qu’en reste-t-il? Humanae vitae a encore des adeptes, avec quelques nuances.

 

 

2018-30-35AEn 1968, Humanae vitae éclatait comme une bombe (voir page 36); aujourd’hui, l’encyclique «qui interdit la pilule», comme on disait à l’époque, ferait plutôt éclater de rire. Tant ce texte semble loufoque dans un monde où la sexualité a cessé d’aller de pair non seulement avec la fécondité, mais aussi avec le mariage, voire avec l’amour. La révolution sexuelle est passée par là. Et qui songerait encore à se passer de la pilule à part quelques écolos jusqu’au-boutistes?
A l’époque, certains fidèles ont claqué la porte, révoltés par l’ingérence du magistère dans leur intimité; d’autres, sans faire la révolution, ignorent poliment les injonctions de Paul VI; d’autres enfin, dans la foulée de la théologie du corps développée par Jean Paul II, tentent de creuser la signification de la sexualité chrétienne et d’appliquer les méthodes naturelles de régulation des naissances, les seules acceptées par l’Eglise catholique.

Plus facile aujourd’hui

Reste qu’en dehors d’une minorité de convaincus, il semble difficile de faire entendre la voix de l’Eglise: les curés, qui jadis n’avaient que le péché de chair à la bouche, se font tout petits. Qui ose encore parler encore d’Humanae vitae?
«En fait, il est plus facile d’en parler aujourd’hui qu’il y a 25 ans», déjoue Lylian Seppey, responsable avec son mari Jean-Hugues de la préparation au mariage pour le Valais central. «A l’époque, la contraception était beaucoup plus difficile à aborder tant les choses semblaient réglées une fois pour toutes par la pilule. Il ne fallait pas ennuyer les couples avec ‘ces choses-là’!». Aujourd’hui, ceux qui demandent le mariage religieux ont davantage envie de creuser la question, explique la quinquagénaire.

Le truc de ma grand-mère

Le premier avantage d’Humanae vitae, c’est que les couples sont amenés à parler d’un sujet dont ils ne discutent pas forcément, affirme Lylian. «On leur dit que la contraception, c’est aussi l’affaire de Monsieur. Heureusement, on voit de plus en plus d’hommes qui s’impliquent. Il y a vingt ans, c’était ‘Tu prends la pilule’, un point c’est tout!» La sensibilité écologique des jeunes d’aujourd’hui, qui se méfient des hormones, est aussi un atout pour les intéresser aux méthodes naturelles.
Pendant le week-end de préparation au mariage, la discussion commence avec un exercice: les fiancés doivent placer les étiquettes nommant les moyens contraceptifs en deux colonnes – action avant ou après fécondation. Cela permet d’aborder sans gêne les effets de chaque moyen: le stérilet en cuivre, par exemple, empêche l’ovule fécondé de se fixer dans l’utérus. C’est donc un moyen abortif. Les couples n’en ont pas toujours conscience parce que le médecin leur a peut-être simplement dit: «Avec ça, vous serez tranquilles». Parmi les différentes étiquettes se trouve celle «méthodes naturelles». Mais qu’est-ce que c’est ?
2018-30-33A«Quand nous abordons le sujet, on en voit qui se calent au fond de leur chaise en se disant: ‘Mon Dieu! Le truc de ma grand-mère! Les températures! Ils ont eu plein d’enfants!’, s’amuse Lylian Seppey. Effectivement, si on ne prend en compte qu’un élément, comme la température, ce n’est pas très fiable: il faut aussi observer les autres signes, les glaires cervicales et la position du col de l’utérus.»
Avec cette méthode, appelée symptothermie, la femme identifie les trois jours où elle est féconde autour de l’ovulation plus quelques jours avant et après pour être sûre. «Le reste du temps, si la femme est bien réglée, elle n’est pas féconde. Pour quelle raison objective prendrait-on des médicaments la moitié de sa vie pour une semaine par mois?», demande Lylian Seppey. Bien persuadée que si les entreprises pharmaceutiques n’ont pas «mis le paquet» pour aider les femmes à identifier leurs jours de fertilité, c’est évidemment qu’elles auraient moins d’argent à gagner qu’avec une pilule à ingérer quotidiennement.
Elle et son mari ont appliqué cette méthode qui développe, dit-elle, le dialogue au sein du couple et la tendresse «gratuite» les jours d’abstinence. Ils ont eu... cinq enfants. «Attention, ils ont tous été désirés! Chaque fois, nous avons réfléchi: est-ce qu’on peut élever un quatrième, puis un cinquième enfant?»
L’accompagnatrice insiste: le couple est «souverain» et décide seul du nombre d’enfants qu’il est capable d’accueillir. Physiquement, psychiquement, matériellement. «C’est ce que Paul VI et Jean Paul II appellent une maternité et une paternité responsable», précise-t-telle.

Pas la bonne semaine

«Il est clair que notre mode de vie actuel n’est pas conforme à notre rythme biologique, regrette la formatrice. Il faut gérer des niveaux de stress élevés, avec le travail les époux ne se voient parfois que le week-end... Si un couple a deux semaines de vacances devant lui, que Monsieur rentre enfin de son boulot et que Madame lui dit: ‘Non, chéri, ce n’est pas la bonne semaine’, ça peut sérieusement compliquer l’amour conjugal. Ce n’est pas le but non plus.»
Elle et son mari recommandent aux couples qu’ils préparent de choisir, avec une conscience éclairée, le moyen de régulation des naissances le plus respectueux possible de leur corps, de leur foi, de leur famille à tel moment de leur vie. «Une régulation naturelle s’ils le peuvent; sinon, nous n’allons pas faire peser sur eux des fardeaux trop lourds! Ce qu’on demande, c’est que ce ne soit pas abortif. Et s’ils doivent absolument opter pour une régulation plus agressive comme la pilule, qu’ils se disent: ‘Pour le moment’. Et qu’ils réfléchissent régulièrement si c’est toujours la meilleure chose qu’ils ont à vivre. Nous avançons par degrés: on ne peut pas exiger des gens qu’ils soient parfaits d’un coup. Sachant que nous non plus, nous n’avons pas atteint tous les degrés.»

Un bon piolet

Certains trouvent-ils tout de même que l’Eglise se mêle de ce qui ne la regarde pas? «Ils sont plutôt surpris en bien que nous parlions de sexualité sans tabou», assure l’accompagnatrice. S’il y a parfois des crispations, c’est plutôt en amont, quand les fiancés découvrent qu’on leur demande d’être ouverts aux enfants pour se marier à l’Eglise. «Mais si vous voulez gravir l’Everest, vous avez besoin d’un guide! Qui vous dit: ‘Prends tes chaussures et ton piolet, voilà par où tu vas passer’, relève Lylian. L’Eglise nous donne des balises pour atteindre la joie et le bonheur que Dieu promet; la fécondité en fait partie, elle n’est pas une malédiction qu’il faudrait repousser à tout prix. Si on se fixe un autre but, il n’y a pas de problème. Mais alors on n’a pas besoin de l’Eglise.»
Et le chemin de la vie de couple étant escarpé, Lylian et son équipe recommandent vivement aux fiancés de se faire accompagner après le mariage: par un couple expérimenté, un prêtre ou en participant à des week-ends pour couples.

Christine Mo Costabella

 

«J’avais peur du regard des prêtres»

Vers 15 ans, Emilie 1 faisait figure d’extraterrestre dans son gymnase: elle ne voulait pas faire l’amour avant le mariage. «J’y mettais un point d’honneur, c’était ma manière à moi de me démarquer alors que les autres pleuraient s’ils étaient encore vierges», se souvient la trentenaire, amusée.
A cette époque, l’adolescente commence un chemin de foi intense dans l’Eglise catholique. Elle connaît déjà les bases des méthodes naturelles de régulation des naissances, car sa marraine de confirmation l’a invitée quelques années plus tôt à un parcours «Cycloshow» à Fribourg: «Ils expliquaient aux filles comment fonctionne leur corps, l’ovulation, les glaires; je trouvais ça super intéressant de m’observer et de savoir où en était mon cycle».

Un petit séisme

Après une première relation vécue «dans les règles», Emilie rencontre à 25 ans un garçon qui ne partage pas son idéal. «Au début, je voulais tenir ma bonne résolution, mais le temps et le désir aidant... On utilisait un préservatif.» La jeune femme est un peu déçue de ne pas avoir vécu son idéal jusqu’au bout; quand la relation rompt et qu’elle rencontre celui qui est désormais son mari, elle lui parle de son désir. Une chose est sûre: elle ne prendra pas la pilule. «Je n’ai pas envie de quelque chose qui me change à l’intérieur. Mes copines qui la prennent, ça leur coupe les glaires; moi, j’aime savoir où j’en suis.»
Son amoureux, qui n’est pas croyant, respecte ce choix. Il sait aussi qu’en cas de grossesse, il est hors de question qu’elle avorte. Et un bébé ne manque pas de pointer son nez après une nuit où la passion l’a emporté sur la prudence... «Pour moi, ça a été un petit séisme parce que nous n’étions pas mariés. Mais les prêtres que je connaissais ont été tellement bons: ils m’ont accueillie comme j’étais, ils ont voulu connaître mon fiancé... Alors que ma mère, après son divorce, n’osait plus retourner à l’église ou alors tout au fond!»
Emilie connaît les principes d’Humanae vitae, elle a même participé à des groupes d’étude sur la théologie du corps de Jean Paul II. Elle estime qu’il n’est pas toujours possible de les appliquer à la lettre, notamment l’année après l’accouchement: «J’allaitais, donc je n’avais pas de retour de règles. Impossible de savoir où j’en étais. Ou alors il aurait fallu allaiter à 100%. Nous avons utilisé le préservatif». Tous ces «écarts» l’ont fait s’interroger sur ce qui faisait le cœur de sa foi: «La stricte application des principes? Je crois profondément que ces principes sont bons. Mais que la miséricorde et les aléas de la vie concrète sont les plus forts».

CMC

1 Nom connu de la rédaction.


Et à l’ombre du confessionnal?

Dans la paroisse de notre enfance, il y avait un vieux prêtre pétri de bienveillance et d’humanité. Il se murmurait qu’il n’avait pas toujours été ainsi: jeune vicaire dans la campagne fribourgeoise des années 1950, il aurait refusé l’absolution aux femmes qui, mariées, n’avaient pas eu un enfant par an. En vieillissant, il avait mis de l’eau dans son vin. Aujourd’hui, les prêtres parlent-ils encore de contraception au confessionnal?
«Si la personne ne sait pas par où commencer, car cela fait trente ans qu’elle ne s’est pas confessée, on l’aide avec des questions sur sa relation à Dieu, aux autres et à soi, explique l’abbé Nicolas Glasson. Ce qui peut englober la sexualité. Mais en règle générale, on laisse le pénitent aborder les sujets qui lui tiennent à cœur.» D’autant plus, relève le directeur du séminaire de Lausanne, Genève et Fribourg, qu’à la suite des scandales de pédophilie, on s’est posé des questions sur l’équilibre sexuel des prêtres; et qu’on s’est rendu compte que certains faisaient preuve de voyeurisme en posant des questions indiscrètes dans l’ombre du confessionnal.

La Tapisserie avant les murs

L’enseignement de l’Eglise sur la sexualité est évoqué lors de la préparation au mariage. Davantage par les jeunes prêtres, plus libres vis-à-vis de ces questions, remarque Nicolas Glasson: «La génération plus âgée est peut-être plus mal à l’aise avec la sexualité. Lorsque j’étais séminariste, mes supérieurs n’ont jamais abordé le sujet de la masturbation, par exemple. Ce qu’on fait aujourd’hui».
Mais l’abbé ne tient pas à faire de ses prêtres des spécialistes ès sexualité catholique: «On a plutôt besoin d’en faire des missionnaires! Il me semble que l’urgence, aujourd’hui, c’est l’annonce de la foi. Se focaliser sur la morale sexuelle, c’est comme vouloir mettre les tapisseries avant d’avoir construit la maison! La réalité, c’est qu’on peut passer toute notre vie de prêtre sans convertir une seule personne. Les couples qui demandent à se marier sont souvent éloignés de l’Eglise. Durant le temps que je passe avec eux, je préfère essayer de leur annoncer l’Evangile.»

CMC


Les réactions



Les Romands ont trouvé la pilule amère

 

Beaucoup attendaient un oui, mais ce fut non: en Suisse romande, la publication d’Humanae vitae a éclaté comme un coup de tonnerre. Et les évêques ont été sérieusement secoués.

2018-30-36AComment se débrouillaient les couples catholiques de Suisse romande avant 1968? Sans être taboue, la question est difficile à cerner dans le climat pudique de l’époque. Les documents à disposition, qui ont fait l’objet d’un mémoire à l’Université de Fribourg*, indiquent une connaissance au moins partielle des moyens de régulation des naissances tolérés par l’Eglise: la méthode Ogino, qui calculait les périodes infécondes de la femme sur la base des cycles précédents, et la méthode des températures qui permettait de déceler l’approche de l’ovulation et par conséquent des jours «à risques».
En 1962, cette méthode, dite «thermique», fait l’objet d’une expérience étonnante dans le village valaisan de Salvan. Le chanoine Joseph Putallaz, curé de paroisse, avait invité 21 jeunes couples à tenir un calendrier. Aidé par une assistante sociale qui était allée se former en France et en Belgique, il surprend son monde par la franchise avec laquelle il appelle un chat un chat. « Pourquoi avoir honte de parler d’organes que Dieu n’a pas eu honte de créer?», écrit le chanoine en constatant «le réel épanouissement» des couples qui ont participé à l’expérience.
Ce projet pilote intéressa même l’Université de Genève, mais Salvan resta une exception. Dans les centres de préparation au mariage, dans les Equipes Notre-Dame et dans les revues diocésaines monte la frustration des couples devant des méthodes naturelles, «souvent peu sûres et parfois impraticables».

«Laissez le choix»

Des voix se font entendre pour demander un assouplissement de la doctrine. Dans Choisir, la revue fondée par les jésuites, on peut lire en 1965 des phrases telles que: «En matière de morale conjugale, on n’a pas affaire à des dogmes», «il faut laisser aux époux le choix des moyens». En 1967, la revue Nova et Vetera, dirigée par le cardinal Charles Journet, publie un article du dominicain Georges Cottier favorable à la pilule.
Cette attente d’un changement est totalement contredite par la publication d’Humanae vitae le 25 juillet. Deux réactions dominent alors. La presse catholique, en particulier La Liberté et le Courrier de Genève, prennent fait et cause pour ce texte. «Malgré les ricaneries, les catholiques peuvent être fiers», écrit un médecin fribourgeois. Et le cardinal Journet dit sa totale adhésion au magistère du pape.

Le thermomètre quotidien

La presse laïque et protestante est d’un autre avis. Dans le Journal de Genève, le pasteur Eric Fuchs parle d’une «encyclique indéfendable». Paul VI se voit reprocher sa méconnaissance de l’explosion démographique: dans la Tribune de Lausanne, il est accusé «de vouloir faire vivre des enfants pour les laisser mourir en connaissance de cause». Dans le même journal, le 31 juillet, le catholique François Gross, futur rédacteur en chef de La Liberté, signe un éditorial intitulé «La pilule est amère». Il dénonce «les courbes de l’aventureuse méthode Ogino et les données du thermomètre matinal, quotidien et obligatoire».
Et l’apparente unanimité des catholiques résiste mal à la lecture des lettres conservées dans les archives de l’évêché à Fribourg. Si certaines applaudissent la décision du pape, la plupart sont critiques. Et Mgr Adam, évêque de Sion, est pris à partie vigoureusement après avoir déclaré dans le Journal de Genève: «Celui qui ne veut pas se soumettre n’est plus catholique». En septembre, lors de la fête centrale de la Société des étudiants suisses, Mgr François Charrière, évêque de Fribourg, admet qu’une  «véritable tempête a surgi... Qui aurait cru possible que tant de catholiques, avec à leur tête des professeurs de théologie, s’insurgeraient contre des encycliques papales?»
La tempête ne s’apaise qu’en décembre, quand la Conférence des évêques suisses publie une Déclaration dont la formulation alambiquée dit le formidable embarras de l’épiscopat, très divisé: «Si, dans certains cas particuliers, les époux ne peuvent pas répondre à toutes les directives de l’encyclique sur la régulation des naissances et cependant n’agissent ni par égoïsme ni par pur désir de commodités, mais tendent avec une totale sincérité à faire toujours plus parfaitement la volonté de Dieu, il leur est alors permis de penser qu’ils ne se sont pas rendus coupables devant Dieu».
Les catholiques suisses sont renvoyés à leur conscience. Mais le message ainsi donné est que l’encyclique est imbuvable et qu’il est permis de l’adoucir.

Patrice Favre

*Eléonore Favre, Morale conjugale et pilule. Les réactions suscitées par l’encyclique Humanae Vitae dans le milieu catholique romand, 2007, 140 pages.


Un accouchement difficile

Humanae vitae est un texte court, de 31 paragraphes seulement, dont un surtout était explosif: «Est exclue toute action qui, soit en prévision de l’acte conjugal, soit dans son déroulement, soit dans le développement de ses conséquences naturelles, se proposerait comme but ou comme moyen de rendre impossible la procréation». En clair, ni pilule ni stérilet ni préservatif ni aucun autre moyen contraceptif n’est accepté par Paul VI.
Ce fut une surprise dans l’Eglise aussi. Comme l’on montré les historiens, le pape Jean XXIII, poussé par le cardinal belge LéonJoseph Suenens, avait créé une commission bientôt élargie par Paul VI. Constituée de théologiens, d’évêques et de cardinaux, mais aussi de couples mariés, cette commission avait accepté le recours à la pilule à une forte majorité. Mais Paul VI, après de longues réflexions et un tourment qu’il a confié au philosophe Jean Guitton, décide de maintenir le lien traditionnel entre sexualité et procréation: «L’Eglise, rappelant les hommes à l’observation de la loi naturelle, interprétée par sa constante doctrine, enseigne que tout acte matrimonial doit rester ouvert à la transmission de la vie», écrit le pape en citant Pie XI.
Seule porte laissée ouverte aux couples désireux d’espacer les naissances: «User du mariage dans les seules périodes infécondes et régler ainsi la natalité sans porter atteinte aux principes moraux».

PF

Mise à jour le Jeudi, 26 Juillet 2018 08:15
 

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