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top news photography Difficile pour un homme de trouver sa place face au harcèlement

Affaires Weinstein, Ramadan, Buttet: l’automne a malmené la gent masculine. Certains veulent interdire au prince charmant d’embrasser sa belle. Peut-on être un homme, un vrai, sans être un salaud? Le point avec des psys romands.En première page, les yeux de cocker de Yannick Buttet demandaient «pardon à toutes les femmes» pour les frasques honteuses du politicien valaisan; trois centimètres plus loin, la crinière blonde de Brigitte Bardot (jeune) recouvrait d’un voile de fausse pudeur les épaules et la poitrine nues du sex-symbol au regard aguicheur. La couverture de L’illustré du 6 décembre résume à elle seule les ambiguïtés de notre époque. Pour en savoir plus...
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Articles 2017 - Edito
Mercredi, 12 Juillet 2017 00:00
 

Edito: un enfer très convenable

Christine Mo-accueilEn 1917 éclatait une révolution qui devait emporter derrière elle la moitié du monde. Enfant de la Grande Guerre, elle a marqué au fer rouge ce 20e siècle court et brutal – que les historiens font commencer en 1914 et se terminer à la chute du mur de Berlin, en 1989. La révolution bolchévique a transformé la Russie, empire rural et autoritaire, en Etat moderne et totalitaire ; elle a étendu son ombre sur l’immense Chine et sa Révolution culturelle ; sur l’invraisemblable dictature cambodgienne, la guerre froide,  la décolonisation.
Evènement majeur de l’histoire humaine, 1917 a aussi engendré une abondante littérature. Et c’est par ce biais que l’Echo Magazine a choisi de commémorer cette date: notre série d’été met à l’honneur ceux qui ont pris la plume pour décrire ce gigantesque chamboulement, qu’ils aient été romanciers, journalistes ou écrivains insurgés contre un système qui a broyé nombre de ceux qu’il entendait sauver.
Débutant en 1905 avec la première révolution russe (voir pages 28-31), notre série en huit épisodes balaie le siècle de la guerre civile entre rouges et blancs au destin des exilés des deux camps. En passant par les intellectuels dissidents et ceux qui, en Europe occidentale, ont voulu croire à tout prix en l’innocence d’une idéologie qui prétendait libérer l’homme de son esclavage.


Le communisme a voulu créer un homme nouveau;
il a tué 100 millions d’hommes tout court.


 Là se cache peut-être l’aspect le plus fascinant de 1917: ce qui est né comme une révolte contre le joug de l’autoritarisme tsariste et de l’ordre capitaliste s’est révélé un joug plus terrible encore. Une minorité d’intellectuels se croyant l’avant-garde de l’humanité s’est emparée du pouvoir pour l’exercer au nom du peuple, et bien souvent contre lui. Les trois à six millions de paysans ukrainiens morts dans une famine entretenue par Staline pour avoir été réfractaires aux idées de la révolution ne diront pas le contraire. Le communisme a voulu créer un homme nouveau; il a tué 100 millions d’hommes tout court, dénombre Le livre noir du communisme. «Quand l’homme essaie d’imaginer le paradis sur terre, ça fait tout de suite un enfer très convenable», écrivait Paul Claudel.
Aborder ces drames par la littérature, c’est aussi rappeler que les systèmes les plus répressifs ne parviennent pas à étouffer entièrement l’humanité de leurs sujets. Le bagne des tsars a produit Souvenirs de la maison des morts de Dostoïevski et celui des bolcheviks L’archipel du goulag de Soljenitsyne. Dans la nuit la plus noire, l’homme éprouve encore le besoin de créer.

Christine Mo Costabella

 

Mise à jour le Mercredi, 12 Juillet 2017 14:21
 

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