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top news photography Les autres touristes: quelle plaie!

«Le drame, dans le tourisme, ce sont les autres touristes», sourit Yann Laville, codirecteur du Musée d’ethnographie de Neuchâtel (MEN). Et effectivement, on est toujours le touriste d’un autre, en témoigne la nouvelle exposition temporaire du musée. Intitulé Le mal du voyage, cet intrigant parcours surfe sur les ambiguïtés pour mieux prendre de la distance par rapport à nos rêves, itinéraires et pratiques touristiques. Un véritable voyage dans nos voyages. «Nous avons voulu réfléchir autour des imaginaires liés au tourisme et aux vacances, explique son collègue Grégoire Mayor. Comment on se confronte à ces imaginaires, comment on les reproduits et comment on souhaite, en même temps, s’en libérer.» Pour en savoir plus...
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Articles 2014 - Edito
Mercredi, 15 Octobre 2014 00:00
 


Edito: les petites phrases

patrice1La première semaine du synode des évêques s’est achevée dimanche à Rome. Après 265 interventions (plus de quarante par jour!), difficile de savoir où l’on va. Les journalistes n’étaient pas dans la salle, ils n’ont reçu que des résumés quotidiens et les infos que leur soufflaient certains Pères synodaux.
Cela n’empêche pas les pronostics. Le plus enthousiaste est l’hebdomadaire français La Vie, pour qui «Vatican III a commencé»: avec les deux papes précédents, dit son rédacteur en chef, «l’Eglise s’avançait dans les mornes plaines du silence et de la peur». Avec ce synode, «elle retrouve le chemin d’un vrai débat, utile, urgent, adulte». On peut lui répondre qu’un concile ne réunirait pas 250 évêques, mais plus de 4000, et qu’il aurait une autre durée. Mais si François a libéré la parole, c’est heureux.
Plus affirmatif encore le général des jésuites, le Père Adolfo Nicolas: sur le site Vatican Insider, il explique que «l’actuel synode est en train de compléter le concile» contre ceux qui avaient mis la marche arrière. Et vers quoi va-t-on? «La morale a besoin de douceur et de fraternité», répond le patron des jésuites, pour qui «on ne peut pas évangéliser les personnes à coups d’évangile». La formule est sympathique mais vague. On reste dans le registre affectif, avec une Eglise «gentille» comme le sont devenus les parents, les profs et même les policiers depuis Mai 68. Dommage que ça ne marche pas vraiment.

 


Une Eglise "gentille" comme le sont devenus les parents.


 

A propos des divorcés remariés, Famille chrétienne déclare que «la révolution annoncée n’aura pas lieu». Trop de Pères y sont opposés pour des raisons doctrinales. A quoi L’Avvenire, le quotidien des évêques italiens, rétorque que la majorité veut des changements, mais au cas par cas, en tenant compte des circonstances de chaque divorce.
Un tour sur les blogs, en Italie surtout, révèle de nombreuses critiques contre un synode «qui ne distingue plus entre le bien et le mal». Et Giuliano Ferrara, directeur du quotidien Il Foglio, rêve tout haut d’un nouveau Pascal qui mettrait au pas ces jésuites «qui ont mis la main sur l’Eglise».
Y’a de l’ambiance donc, à la différence des précédents synodes (mais qui sait encore de quoi ils parlaient?). C’est que le sujet est brûlant: chacun est concerné par la famille. Et la crise est sous les yeux de tous. Il est heureux que la discussion se poursuive en 2015, car il y avait trop de matière et trop d’enjeux pour une seule rencontre.
Et ce délai permettra de faire le tri parmi des recommandations d’une affligeante banalité parfois. Du genre: «Les homélies doivent être bien préparées pour renforcer la participation des fidèles à la messe». François, au secours!

Mise à jour le Mercredi, 15 Octobre 2014 11:53
 

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