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top news photography Les autres touristes: quelle plaie!

«Le drame, dans le tourisme, ce sont les autres touristes», sourit Yann Laville, codirecteur du Musée d’ethnographie de Neuchâtel (MEN). Et effectivement, on est toujours le touriste d’un autre, en témoigne la nouvelle exposition temporaire du musée. Intitulé Le mal du voyage, cet intrigant parcours surfe sur les ambiguïtés pour mieux prendre de la distance par rapport à nos rêves, itinéraires et pratiques touristiques. Un véritable voyage dans nos voyages. «Nous avons voulu réfléchir autour des imaginaires liés au tourisme et aux vacances, explique son collègue Grégoire Mayor. Comment on se confronte à ces imaginaires, comment on les reproduits et comment on souhaite, en même temps, s’en libérer.» Pour en savoir plus...
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Articles 2014 - Edito
Vendredi, 03 Octobre 2014 00:00
 


Edito: Les assiettes de François

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«Disputez-vous autant que vous voulez. Si les assiettes volent, laissez-les voler! Mais ne finissez jamais la journée sans faire la paix», disait le pape François aux couples réunis sur la place Saint-Pierre l’an dernier. Il donnait aussi des conseils pleins de sagesse aux familles, avec trois petites phrases qu’il les invitait à utiliser chaque jour: «Tu permets?», «Merci» et «Pardonne-moi».
Le pape n’a pas oublié sa propre famille ni celles qu’il a croisées dans sa vie de prêtre et d’évêque. C’est pourquoi on attend avec intérêt le synode qui commence à Rome,
dimanche, sur ce thème (voir pages 32-33). Car cette institution millénaire est fortement secouée par l’individualisme ambiant et par la soif de liberté – en soi positive – qui fait éclater les normes sociales et religieuses.
Comment aider les familles? Peut-on empêcher les divorces, désormais généralisés? Comment accueillir les divorcés remariés dans une Eglise qui affirme – et cela ne changera pas – que le mariage est indissoluble? A titre personnel, par exemple, j’avoue ne pas bien comprendre pourquoi une relation stable et aimante (c’est ce qu’on leur souhaite) devient un «péché permanent» dans le cas d’un remariage, privant les divorcés de la communion au corps du Christ. Jésus, lui, n’avait pas peur de s’inviter à la table de pécheurs tels que Zachée ou Marie-Madeleine. Alors? Nos lecteurs ont sans doute leur avis sur la question, nous les publierons volontiers dans l’Echo..

 


Tous les couples ont envie d'un amour incassable.


 

Car il faut apprendre à se parler, à réfléchir avec ceux qui sont dans l’Eglise et ceux qui sont à distance, au bord de la route. Dans La joie de l’évangile, son texte programe, le pape François dit que l’évangélisation doit être une annonce joyeuse, une fête, pas «la transmission d’une multitude de doctrines qu’on veut imposer à force d’insister» (n. 35).
Imposer, interdire, les Eglises l’ont fait pendant des siècles. L’Etat aussi. Mais cela ne passe plus. Brandir des vérités absolues ne convainc plus personne. Ce qui ne veut pas dire que le message chrétien sur la relation homme-femme, sur la sexualité et la fidélité, soit faux ou dépassé. Tous les couples cassent des assiettes, mais tous ont envie d’un amour incassable, d’un amour qui grandit. Il faut
réinventer la manière de rendre ce message crédible, de le faire connaître.
Les 250 évêques et cardinaux réunis en synode - avec peu de laïcs et peu de couples, il faut le regretter - sauront-ils relever le défi lancé par le pape François? La réponse sera décisive pour l’avenir de ce pontificat.

Mise à jour le Vendredi, 03 Octobre 2014 09:56
 

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