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top news photography Les autres touristes: quelle plaie!

«Le drame, dans le tourisme, ce sont les autres touristes», sourit Yann Laville, codirecteur du Musée d’ethnographie de Neuchâtel (MEN). Et effectivement, on est toujours le touriste d’un autre, en témoigne la nouvelle exposition temporaire du musée. Intitulé Le mal du voyage, cet intrigant parcours surfe sur les ambiguïtés pour mieux prendre de la distance par rapport à nos rêves, itinéraires et pratiques touristiques. Un véritable voyage dans nos voyages. «Nous avons voulu réfléchir autour des imaginaires liés au tourisme et aux vacances, explique son collègue Grégoire Mayor. Comment on se confronte à ces imaginaires, comment on les reproduits et comment on souhaite, en même temps, s’en libérer.» Pour en savoir plus...
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Articles 2012 - Edito
Jeudi, 01 Novembre 2012 00:00
 

Edito: En tenue de service

Geneviève«Serait-ce donc de la mort dont la vie aurait le plus besoin? Ne tremblez pas, je réponds oui. De la sentir si proche, inévitable, imprévisible et destructrice vous fait allonger le pas, redresser les épaules et surtout lever la tête insolemment, sous le désir d’habiter le temps qui reste», constate Michel-Marie Zanotti-Sorkine dans Au diable la tiédeur, un petit livre plein de vigueur et d’audaces qui vient de paraître aux Editions Robert Laffont.

Si la mort nous apprenait à vivre? Si cette échéance donnait densité à notre existence de chaque jour? Si elle la tissait d’élans? La savoir en attente au détour du chemin peut inciter à vivre. Car enfin, la mort nous renvoie à nous-mêmes et, l’heure venue, elle signera une vie, elle se dressera au bas d’une page que nous voudrions bien – et heureusement – remplie.


Si la mort nous apprenait à vivre? Si cette échéance donnait densité 
à notre existance de chaque jour?

A la Toussaint nous fêtons les vivants, nos vivants, ceux de nos familles que la mort a trouvés en tablier au terme d’une vie bien remplie – pas forcément longue – et qui aujourd’hui nous invitent à donner le meilleur. Petite, j’aimais la célébration de l’après-midi au cimetière: l’odeur du buis et de l’eau bénite, les couleurs des bouquets déposés par dizaines sur les tombes, les bougies symboles de communion avec ceux partis avant nous et qui nous précèdent dans le Royaume. Et surtout, que de vie dans ce lieu dévolu sur terre au silence et au recueillement! Les vivants et les morts se donnant la main en une chaîne ininterrompue au long des siècles. Le grain tombé en terre qui porte fruit.

La mort reste tragique et laide, surtout lorsqu’elle fauche en pleine jeunesse, laissant les proches désemparés. Elle fait peur, questionne, ébranle. Notre seule réponse n’est-elle pas de nous y préparer en vivant pleinement chacun de nos jours dans la gratuité et la générosité? Au matin du départ, non seulement elle ne nous prendra rien, mais elle ne nous surprendra pas. Depuis Pâques, nous savons qu’elle n’a pas le dernier mot.

Mise à jour le Jeudi, 01 Novembre 2012 15:37
 

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