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top news photography Les autres touristes: quelle plaie!

«Le drame, dans le tourisme, ce sont les autres touristes», sourit Yann Laville, codirecteur du Musée d’ethnographie de Neuchâtel (MEN). Et effectivement, on est toujours le touriste d’un autre, en témoigne la nouvelle exposition temporaire du musée. Intitulé Le mal du voyage, cet intrigant parcours surfe sur les ambiguïtés pour mieux prendre de la distance par rapport à nos rêves, itinéraires et pratiques touristiques. Un véritable voyage dans nos voyages. «Nous avons voulu réfléchir autour des imaginaires liés au tourisme et aux vacances, explique son collègue Grégoire Mayor. Comment on se confronte à ces imaginaires, comment on les reproduits et comment on souhaite, en même temps, s’en libérer.» Pour en savoir plus...
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Articles 2012 - Edito
Jeudi, 23 Août 2012 00:00
 

Edito: au nom de l'homme

Geneviève

 Je n’étais pas à Zurich samedi pour assister au concert de Madonna, l’événement dans la métropole alémanique en cette chaude soirée d’été. Je n’ai vu de la scène installée au stade du Letzigrund que la lumière des projecteurs éclairant la nuit. Et j’ai entendu une voix.
Comme tant d’autres attirés par l’événement, agglutinés autour du stade et cherchant à apercevoir la star, juchés qui sur un arbre, qui sur une poubelle, qui sur un vélo, qui sur le toit de sa maison. Dansant, chantant, frappant dans leurs mains. Le spectacle était aussi hors de l’enceinte. Nous étions des dizaines à grappiller une image, un son, un frisson.
Lorsque la musique s’est arrêtée, elle a laissé place à la voix de Madonna scandant trois mots qui ont déchiré la nuit: «Libérez Pussy Riot!». Une fois, deux fois. La rumeur a enflé, relayant cette demande dans le ciel zurichois. A la face du monde. Samedi à Zurich il y avait la musique, il y avait aussi la solidarité: tous, d’une même voix, défendaient la liberté d’expression. Je n’oublierai pas ce soir d’été.

 


Reprocherait-on à l'Eglise de défendre la vision biblique du couple?


 

Comme je n’oublie pas les réactions suscitées par la prière pour la France lue dans les paroisses du pays le 15 août. Qui m’interrogent. Derrière les sujets abordés – la solidarité en temps de crise, la responsabilité des politiques, la fidélité et la tendresse en famille, le bonheur des enfants –, certains ont vu un refus du mariage homosexuel et accusé les catholiques de prendre position dans le débat politique. Il est vrai que le contexte s’y prête: le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a promis que les couples homosexuels pourront se marier et adopter des enfants «au premier semestre 2013», un engagement de cam- pagne de François Hollande. Les évêques en sont conscients. Ils appellent à la réflexion et à la responsabilité de chacun. Et la prière des chrétiens, si elle est authentique, ne peut faire abstraction des enjeux actuels.
Reprocherait-on à l’Eglise de défendre la vision biblique du couple dans ses murs et devant ses fidèles? De prendre la parole au nom d’une vision de l’homme et de la femme – sans condamner ceux qui font d’autres choix – et de porter dans sa prière les questions de société? D’autant que ce n’est pas un scoop. «Sommes-nous en tyrannie? Allons-nous soumettre nos rites et nos formulaires au commandement de la ‘pensée unique’?», s’insurge Mgr Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, dans une interview accordée au Figaro.
L’essentiel est bien de résister à la pensée unique. Qu’elle émane d’un régime autoritaire ou d’une laïcité qui affirme accorder une place à toutes les opinions. Au nom de la dignité de l’être humain et d’un avenir à bâtir ensemble.

Mise à jour le Jeudi, 23 Août 2012 12:16
 

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