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top news photography Les autres touristes: quelle plaie!

«Le drame, dans le tourisme, ce sont les autres touristes», sourit Yann Laville, codirecteur du Musée d’ethnographie de Neuchâtel (MEN). Et effectivement, on est toujours le touriste d’un autre, en témoigne la nouvelle exposition temporaire du musée. Intitulé Le mal du voyage, cet intrigant parcours surfe sur les ambiguïtés pour mieux prendre de la distance par rapport à nos rêves, itinéraires et pratiques touristiques. Un véritable voyage dans nos voyages. «Nous avons voulu réfléchir autour des imaginaires liés au tourisme et aux vacances, explique son collègue Grégoire Mayor. Comment on se confronte à ces imaginaires, comment on les reproduits et comment on souhaite, en même temps, s’en libérer.» Pour en savoir plus...
Articles 2013 - Edito
Jeudi, 19 Décembre 2013 00:00
 


Edito: Dieu ouvre la porte

PapeFrancois-iLa fête de Noël, c’est la rencontre avec Jésus, la rencontre de Dieu avec son peuple. Et c’est une consolation, un mystère de consolation. Après la messe de minuit, j’ai souvent passé des heures seul dans ma chapelle, attendant de célébrer la première messe du matin. Avec ce sentiment de consolation et de paix. Je me souviens qu’une fois, à Rome, je crois que c’était Noël de 1974, j’ai passé la nuit en prière dans la résidence où je logeais, au centre Astalli. Pour moi, Noël a toujours signifié cela: contempler la visite que Dieu rend à son peuple.

Aujourd’hui encore, Noël nous parle de tendresse et d’espérance. Dieu nous dit: «Ayez confiance». Dieu ouvre les portes, il ne les ferme jamais. Il est comme un papa qui nous ouvre la porte. Et il nous dit de ne pas avoir peur de la tendresse. Quand les chrétiens oublient l’espérance et la tendresse, l’Eglise devient froide, elle ne sait plus où aller et elle s’embarque dans des idéologies et des comportements mondains. Alors que la simplicité de Dieu te dit: «Vas-y, je suis un Père qui te caresse».

J’ai peur quand je vois que les chrétiens perdent l’espérance et la capacité d’embrasser et de caresser. C’est peut-être pour cela que je parle souvent des enfants et des vieux qui sont des êtres sans défense. Dans ma vie de prêtre, quand j’allais dans les paroisses, j’ai toujours essayé de transmettre cette tendresse en priorité aux enfants et aux personnes âgées. Cela me fait du bien et me fait penser à la tendresse de Dieu pour nous.

 


"Entre la joie profonde et la amusements du monde, il y a une différence."

 

Quand ils parlent de Noël, les évangélistes décrivent une joie. Ils ne font pas des réflexions sur l’injustice du monde, sur un Dieu qui ose naître dans un monde pareil. Tout cela est le fruit de nos réflexions: les pauvres, le bébé qui doit naître dans des conditions aussi précaires. Mais Noël n’est pas la dénonciation de l’injustice sociale et de la pauvreté. C’est l’annonce d’une joie. Tout le reste, ce sont des conséquences que nous en tirons. Certaines justes, d’autres moins, d’autres encore dominées par les idéologies. Noël est une joie, une joie religieuse, la joie de Dieu, intérieure, lumineuse et pacifiée. Quand on ne comprend pas cette joie ou quand on vit dans une situation qui ne permet pas de la comprendre, Noël devient un amusement mondain. Mais entre la joie profonde et les amusements du monde, il y a une différence.

Dieu ne donne pas de cadeau à qui ne peut pas le recevoir. S’il nous offre ce cadeau de Noël, c’est parce que nous pouvons le comprendre et le recevoir. Tous, du plus grand saint au plus grand pécheur. Même le plus corrompu parmi nous a cette capacité: peut-être un peu rouillée, mais il l’a! Voulons-nous le recevoir ou préférons-nous d’autres cadeaux?

Pape François

Mise à jour le Vendredi, 27 Décembre 2013 07:28
 

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