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top news photography Les autres touristes: quelle plaie!

«Le drame, dans le tourisme, ce sont les autres touristes», sourit Yann Laville, codirecteur du Musée d’ethnographie de Neuchâtel (MEN). Et effectivement, on est toujours le touriste d’un autre, en témoigne la nouvelle exposition temporaire du musée. Intitulé Le mal du voyage, cet intrigant parcours surfe sur les ambiguïtés pour mieux prendre de la distance par rapport à nos rêves, itinéraires et pratiques touristiques. Un véritable voyage dans nos voyages. «Nous avons voulu réfléchir autour des imaginaires liés au tourisme et aux vacances, explique son collègue Grégoire Mayor. Comment on se confronte à ces imaginaires, comment on les reproduits et comment on souhaite, en même temps, s’en libérer.» Pour en savoir plus...
Articles 2013 - Edito
Jeudi, 29 Août 2013 00:00
 


Edito: se laisser accompagner

Geneviève«Consulter et faire un travail sur soi procède d’une exigence vis-à-vis de soi, d’une envie d’aller chercher des solutions», souligne Dominique Contardo, que nous avons rencontrée dans ce numéro. Psychothérapeute, elle n’a de cesse d’accueillir les souffrances de nos contemporains et de tenter, avec les personnes qu’elle rencontre, de leur donner sens. En veillant à une harmonie entre philosophie de vie, psychologie et spiritualité.
Mener sa barque dans les méandres de la vie moderne sans se laisser emporter par la première vague venue n’est pas aisé. Et l’est de moins en moins: car si les exigences professionnelles s’aiguisent, les outils humains pour affronter l’incertitude, eux, sont laissés de côté par beaucoup.
Par manque de temps – le rythme qu’impose notre société à ceux qui veulent rester dans la course est de plus en plus rapide. Mais pas seulement: n’y a-t-il pas, derrière cette excuse commode, la peur d’être manipulé, d’être conduit à explorer des zones de soi où l’on s’interdit de pénétrer et sur lesquelles on a fermé la porte à double tour? Une porte derrière laquelle nous avons relégué tout ce qui ne nous semble pas politiquement correct et qui pourrait ouvrir une brèche dans le bel édifice que nous avons construit avec soin et patience et dans lequel nous recevons. Rares sont les personnes qui connaissent notre arrière-cour, notre cave ou notre grenier, qui pénètrent au-delà de l’apparence.
On ne traverse pas une vie humaine sans accrocs ni échecs. Sans descendre à la cave un jour ou l’autre. Sans, de temps en temps, se découvrir fragile. Quand la corde casse et que, funambules du quotidien, nous nous retrouvons au sol émergent les questions essentielles, et bien souvent nous sommes démunis. La façade se lézarde, le doute s’immisce dans notre esprit et nous prenons conscience que nous ne pourrons remonter sur la corde à la seule force du poignet..

 


Apprivoiser ce fatras qui nous constitue pour ouvrir
un chemin vers la sérénité.

La psychothérapie peut alors apporter des outils précieux. A condition d’accepter de se laisser accompagner, d’oser l’exploration de soi sans fard, sous le regard bienveillant d’un autre. Elle est une main tendue. La remontée peut être longue, elle peut tenir à un rien. Peu importe. Il s’agit, avec patience et dans le dialogue, de déverrouiller la porte trop longtemps close pour poser le regard sur ce qu’elle cache.
Apprivoiser ce fatras qui nous constitue aussi pour ouvrir un chemin vers la sérénité et la confiance en soi.
La démarche n’est ni aisée ni anodine. Elle nous met en face de nous-mêmes, ombres et lumières mêlées. Dans la conscience que ce qui est bon pour nous germe dans une interaction. Comme c’est libérateur!

Mise à jour le Jeudi, 29 Août 2013 09:34
 

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